L'Art du Canevas

Tapisseries pour sièges, dessins sur canevas, modèles de style ou de création, restaurations, composent depuis 1972 l’activité de l’atelier de Catherine de Léotoing, à Lyon.
Du canapé au tabouret, du coussin à l’étui à lunettes,
la technique de la tapisserie au point est restée traditionnelle,
utilisant la laine teinte à Aubusson et la soie, mais les dessins peuvent être actuels.


L'Art du Canevas

Catherine de Léotoing

69 002 LYON

Sur rendez-vous

04.78.37.20.33
www.artducanevas.com
contact@artducanevas.com


Petite histoire de la tapisserie sur canevas

La broderie sur canevas ou tapisserie à l’aiguille est une
technique très ancienne, exécutée en ateliers privés ou le
plus souvent « à la maison ».
Des personnages illustres ont pratiqué cet art tel Catherine
de Médicis, ses filles, sa cour avec Marie Stuart exilée en
France.
Sous Henri IV et Louis XIII, le « jardin du Roi » fournit
aux dessinateurs des modèles de fleurs, répandus sous
forme de recueils imprimés.
Les tapisseries brodées étaient destinées à garnir les sièges,
peu confortables, sous forme de « carreaux » puis de canevas
brodés cloués sur les fauteuils et cet usage s’est répandu jusqu’à
aujourd’hui : la tapisserie pour sièges de toutes époques est la
spécialité de l’Art du Canevas.
Les travaux à l’aiguille, broderies et tapisseries entraient
pour une grande part dans l’éducation des jeunes filles.
Madame de Maintenon a fait broder des merveilles pour
Versailles par ses élèves à Saint Cyr : l’appellation
« point de Saint Cyr » pérennise la tradition.

Charles Le Brun a fourni des modèles à cette maison et
aux nombreux couvents. Abraham Bosse,
Jean-Baptiste Monnoyer également, ensuite Jean Bérain.
Les sujets destinés au tissage des tapisseries d’Aubusson,
des Gobelins, de Beauvais servent aussi à la broderie sur
canevas.

En 1769, Saint Aubin, dessinateur du Roi, fait paraître
« l’Art du Brodeur », source d’inspiration des travaux
assidus faits par les dames de la noblesse et le Roi Louis
XV lui­-même.

Les sujets traités suivent les modes et sont associés à ceux
de l’orfèvrerie et meubles.

Au XIXe siècle, la bourgeoisie se met à broder sur canevas
avec grand bonheur, et ce phénomène s’étend en Allemagne,
en Autriche et dans toute l’Europe en se
démocratisant.

Aujourd’hui tout le monde brode !

 



La destination de ces œuvres est traditionnellement le décor mural, les garnitures de fauteuils et toutes sortes de sièges garnis,
paravents, coussins, tapis de sol, et petits objets usuels ou de décoration.
Le canevas, tissu support de la broderie, autrefois en chanvre (de « cannabis »: canevas) maintenant en coton ou matière synthétique,
est une toile lâche qui permet la pratique de multiples points d’ornement et doit être entièrement recouvert par la broderie.

Les toiles de canevas déterminent par leur finesse  plus ou moins grande la taille des points et donc la préciosité du modèle et des
nuances.

 


Les principaux points de canevas sont :

– Croisés simples ou complexes
– Penchés : demi­point, « petit point » ou « point de Saint Cyr » pour l’ameublement.
– Droits: gobelin, Aubusson, lancés etc…

Les fils employés pour le décor : la laine (très solide), la soie ou le coton brillant (pour un effet chatoyant).
Les fils d’or ou d’argent pour les travaux très précieux.

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Les motifs :

– XVIe et XVIIe siècle : motifs en semis, « bizarres », points comptés (point de Hongrie).
– Louis XIV et Régence : pavots, « fruits des Indes », scènes avec personnages, oiseaux, animaux souvent dans des
cartouches avec contre­fonds sombres – « gros point » ou point de croix
– Régence : gros pavots et « fruits des Indes », rinceaux symétriques ou non.
– Style Louis XV : bouquets de fleurs stylisées, encadrés ou non de guirlandes de fleurs ­ petit point.
– Style Louis XVI : fleurs au naturel, gracieuses, précieuses, trophées guerriers ou de musique ou de jardinage,
des drapés, semis, rayures fleuries, rubans, paniers…
– Fin du XVIIIe s : motifs floraux dans des vases. Découverte de Pompéi : motifs néoclassiques, mythologiques ­ Très petits points ­ soie.
– Style Empire : lauriers, couronnes, motifs plus solennels, décors symboliques.
– XIX e : ce type de broderie devient « ouvrage de dame », il reprend tous les styles
antérieurs, souvent sans originalité sauf dans les couleurs ou au goût du jour ou faussement anciennes. Quelques originalités sous Napoléon III.
– Art Nouveau : quelques nouveautés.
– Art Déco : des motifs créatifs, alliance de couleur intéressantes.
– Fin du XXe siècle : retour à l’authenticité des styles avec leurs motifs et couleurs traditionnelles.
Un peu de création avec des ateliers faisant appel à des artistes peintres ou des cartonniers.
– XXIe siècle : Canevas dans l’esprit actuel « déco » ou décors abstraits, couleurs vives pour toutes destinations
de décorations mais peu pour le mobilier contemporain : l’exécution
d’une broderie sur canevas est trop longue pour suivre l’évolution du mobilier.

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Les modèles ont toujours suivi la tendance, le goût d’une époque, la mode en somme !
C’est toujours un loisir agréable. C’est une détente qui permet de prendre du temps pour soi, en cette période où l’on court
après le temps !

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